L'Infolettre de Juillet 2005

Le mot du Président

Cher(e)s ami(s),

La première partie de l'année se termine et déjà l'esprit est aux vacances... Avant cette trêve estivale bien méritée, prenez quelques minutes de fraîcheur en ce très chaud début d'été pour découvrir le parcours original de deux ISG surprenants : Françoise THOMAS (ISG 89), Présidente de la maison de vente aux enchères Rossini et Grégory ZAMMIT (ISG 04), fondateur de la société UBATUBA... Ces deux ISG témoignent de valeurs qui nous sont chères comme l'audace, l'ambition, la passion des choses qui ont du sens et l'engagement. Ils constituent à ce titre des exemples pour les jeunes générations...

Une bonne nouvelle pour la promotion 2005 de l'ISG dont le diplôme sera visé par le Ministère de l’Education Nationale (initialement, le visa devait s'appliquer à compter de la promotion 2007)… Ce qui prouve la qualité de l’enseignement qu’ils ont reçu !

Passez de bonnes vacances et à la rentrée !

Henri-Pierre MADERS
ISG 83

Les rendez-vous mensuels de Paris
Le premier Lundi ouvrable de chaque mois (à partir de 19h), ce rendez-vous est l'occasion pour les Anciens Elèves de se retrouver dans un cadre chaleureux (Bar de l'hôtel CALIFORNIA, 16 rue de Berri, 75008 PARIS, métro : Franklin Roosevelt) où l'équipe de l'Association les accueille. Ces réunions permettent de rencontrer les responsables de l'Association et d'être informé sur la vie de l'ISG. Pour connaître les prochaines dates, cliquez ici.

 

Parcours : Entretien avec Françoise THOMAS (ISG 89)
Présidente de ROSSINI - Maison de ventes aux enchères
francoise.thomas@rossini.fr
Peux-tu nous parler de ton parcours dont l’originalité commence bien avant l’ISG ?
Je pourrais même dire « mon long parcours professionnel » puisque j’ai passé la quarantaine et que je suis entrée dans la vie active à 20 ans. Les années précédant ce bel âge limitaient mes périodes d’activées professionnelles aux week-end et vacances scolaires et m’ont conduit successivement à être baby-sitter (plus de 50 enfants ont ainsi subi mes bons soins), femme de ménage, serveuse dans une pizzeria ou encore employée de services dans plusieurs hôpitaux et maternités. 20 ans donc, mon bac en poche (tardif certes mais j’étais plutôt du genre fenêtre et radiateur), je pars à Londres où les petits boulots se succèdent : femme de ménage dans un hôtel, réceptionniste dans un restaurant français et enfin, super méga promo (!) : vendeuse de chaussures sur New Bond Street dans le non moins sélect magasin « Russels and Bromley ». Retour en France après 10 mois pendant lesquels j’ai certes progressé en anglais mais pas vraiment sur mon désir de devenir quelqu’un dans la vie (du genre « Contrôleur de gestion » et diplômé de l’ISG).

En 1984, inscrite en 1ère année de Langues Étrangères Appliquées à Grenoble, je réponds à une annonce pour un poste de réceptionniste standardiste à temps partiel chez Hewlett Packard, pour financer mes études. Quelques temps après mon embauche, on me propose ce même poste à temps plein, j’accepte. C’était l’époque des belles années des constructeurs informatiques au cours desquelles les propositions internes étaient courantes… et je me retrouve ainsi en 1985 à faire de la gestion de stocks non seulement pour l’usine HP France mais aussi pour les différentes divisions américaines et européennes. Douze mois passent, je rencontre dans les couloirs une étudiante qui me parle de l’ISG… Six mois plus tard, je passe le concours réservé aux admissions parallèles et j’intègre l’ISG en septembre 1986 avec un congé formation d’HP qui prend en charge les deux premières années à l’ISG (je financerai la troisième année en donnant des cours d’informatique aux élèves de 1ère année).

Puis je réintègre HP dans la division commerciale pour mon stage de 3ème année. Je passe mon examen de sortie le 8 mai 1989 (avec Patrick GEORGELIN comme Président de jury) et j’intègre l’école des ventes HP dès le lendemain pour une formation technique et pratique de 3 mois. Je deviens ensuite responsable marketing. Je suis débauchée en 1991 par une ancienne d’HP qui me propose un poste de Directrice Communication Europe pour la société : « Network Equipment Technologies », fabricant d’équipements de télécommunication. J’en serai licenciée économique dans de très bonnes conditions en 1994…

En 1996, je crée la société de Marketing & Communication : « A16 » spécialisée en Relations Presse pour les entreprises américaines qui s’implantent sur les marchés européens. En 2003 (et 3 enfants plus tard) : Je suis nommée Présidente de la Maison de ventes aux enchères « Rossini », rachetée par une holding dont les dirigeants sont des anciens d’HP et avec lesquels j’avais gardé des contacts… Mon challenge : restructurer une entreprise de 20 personnes et la rendre bénéficiaire. Challenge réussi la société passe d’un chiffre d’affaires de 6,7 Millions d’Euros en 2003 à 11,3 Millions d’Euros en 2004. 2005 : l’aventure continue….

Pourquoi as-tu choisi ce challenge, n’étant pas Commissaire-priseur et n’ayant pas fait d’études d’Art ?
D’un point de vue professionnel, je ne pouvais qu’être tentée de relever le défi et d’amener des techniques d’entreprise dans un secteur qui ne les maîtrise pas. Aidée par des conseils extérieurs, en ce qui concerne la finance et le juridique, j’ai structuré la partie organisation et gestion des stocks, et j’ai pris en charge le marketing et le développement commercial.

D’un point de vue émotionnel, c’est un métier passionnant dans un marché extraordinaire où chaque jour je suis en contact avec des objets uniques chargés d’une histoire et où les connaissances sont sans fin. Les musées m’éloignaient des objets ; je ne pouvais que les regarder. Aujourd’hui, je suis dans les premières à les découvrir, à les toucher et à connaître leur vie. C’est un luxe !

Enfin, je profite souvent de «montées d’adrénaline» inoubliables. Pour l’anecdote, le 6 juin dernier, Maître Patrick Dumousset, commissaire priseur chez « Rossini », a mis en vente un bronze qui, dans un premier temps, avait été estimé à 35.000 Euros. Puis l’expert, en approfondissant ses recherches, a constaté que cette pièce, une Vénus, provenait de la collection de Richelieu. L’Expert a alors revu son estimation à 300.000 Euros ...après une bataille entre deux antiquaires anglais, elle a été adjugée à 1,2 million d’Euros ! En 18 mois d’activité, c’est la troisième fois que j’assiste à de telles envolées d’enchères : c’est fascinant !


Ce qui a changé dans le secteur des ventes aux enchères

En 2000, la législation a transformé le statut des Commissaires priseurs. De profession libérale, il devient commerçant (tout comme pour les Agents de change dans les années 80). Le marché s’ouvre alors sur l’étranger et évolue.

Initialement, les ventes provenaient essentiellement du réseau des notaires qui, dans le cadre de la gestion des successions, font appel aux Commissaires-priseurs qui, en leur qualité d’officiers ministériels, inventorient les biens et les vendent. L’ouverture du marché permet l’arrivée en France de maisons de vente telles Christie's et Sotheby's. Celles-ci recrutent des Commissaires priseurs français qui, pour des questions juridiques propres à la France, sont les seuls habilités à taper le marteau et à signer le procès verbal de la vente. Les maisons anglo-saxonnes utilisent toutes les techniques de l’entreprise et modifient le paysage des ventes aux enchères qui se spécialisent et se déclinent par thématiques (mobilier et objet d’Art du XVIIIème, tableaux modernes, joaillerie, orfèvrerie….)

Certains Commissaires priseurs français comprennent les enjeux de cette nouvelle donne et décident de s’associer au sein d’une même structure : c’est ainsi que la maison de ventes « Rossini » voit le jour en 2000. Par manque de connaissances en stratégie et développement de marché, « Rossini » s’essouffle rapidement. En 2003, Françoise THOMAS est approchée pour prendre la Présidence de cette maison de ventes.

Au cœur du Réseau : De nouvelles Délégations et Antennes

Joëlle BRUN (ISG 87)
anime la Délégation
Suisse.
En savoir plus...

Maurice FAUGERE (ISG 72)
anime la Délégation
Touraine - Limousin
- Poitou-Charentes
En savoir plus...

La Délégation Pologne est représentée par Stéphane RAUBER (ISG 95).
En savoir plus...

L'Antenne Afrique Subsaharienne est représentée par Martin BAPECK (ISG 81).
E-mail : mbapeck@hotmail.com

En savoir plus sur les Délégations et Antennes...

 

Parcours : Entretien avec Grégory ZAMMIT (ISG 04)
Gérant de UBATUBA - Société de diffusion de créations artistiques brésiliennes
greg_zammit@hotmail.com

Peux-tu présenter Ubatuba, l'entreprise que tu as créée?
Ubatuba est une entreprise de création récente basée à New York dont la vocation était au départ de présenter des artistes brésiliens renommés dont les créations uniques, très appréciées des architectes et décorateurs d'intérieurs, sont habituellement présentées dans des musées. Le Brésil possède en effet une grande richesse artistique qui mérite d’être connue mondialement. Aujourd'hui, Ubatuba accentue sa collaboration avec le Brésil en lançant un concept unique, qui est non seulement de représenter des artistes brésiliens à travers le monde, mais également de proposer dans un même espace meubles, sculptures, peintures, photographies... des plus grands artistes brésiliens. Fini les tableaux, sculptures, meubles présentés seuls, Ubatuba propose dans un même espace une harmonie artistique dans laquelle le visiteur est amener à voyager et à générer des idées créatrices pour l’aménagement intérieur de son habitat.

D’où vient le nom UBATUBA ?
« Ubatuba » est un mot du langage Tupi des indiens du Brésil qui veut dire « beaucoup de bois ». Nous avons choisi ce nom parce que nous avons commencé avec des artistes travaillant avec des bois tropicaux de leur pays (du reste recyclés ou certifiés par des organismes écologiques). Ubatuba a en effet une conscience écologique et également sociale puisqu’une partie des bénéfices réalisés est remise à l’ONG « Pastoral da Criança » – www.pastoraldacrianca.org.br qui vient en aide à des enfants défavorisés.

Comment se déroulent tes journées ?
Je suis un des fondateurs d’Ubatuba, jeune société et par ailleurs son dirigeant. Mes tâches sont donc très variées et vont de la stratégie comme la définition et le pilotage du business plan à l’opérationnel comme la recherche d’artistes, la négociation de contrats, la promotion d’artistes, la distribution, etc.

Pourquoi avoir choisi New York ?
J’ai toujours voulu aller vivre à l’étranger pour découvrir ce qui se passe ailleurs. Je voulais au départ partir dans un pays anglo-saxon pour pratiquer mon anglais des affaires et découvrir une autre culture. J’ai écarté l’Angleterre car j’y avais déjà passé une année avant l’ISG, et Sydney, Los Angeles, Atlanta et Miami malgré des offres d’emploi intéressantes. Mon choix s’est porté sur New York car le timing était parfait, la mission que me proposait un ancien, Stéphane RENARD, très intéressante et j’avais un bon feeling avec ce dernier. Je ne regrette pas ce choix : New York est aujourd’hui la ville idéale, c’est une ville d’action, très dynamique faite pour les entrepreneurs, tout y est possible !

Quels souvenirs gardes-tu de l’ISG ?
Avec un bachelor en poche, je suis rentré à l’ISG directement en deuxième année et la troisième j’étais en stage à l’étranger, je ne me suis donc pas trop éternisé sur les « bancs de l’école ». Je garde cependant un très bon souvenir de l’énergie que dégageait notre Doyen et de son attitude positive à porter les couleurs de l’école.

Que penses-tu que l’ISG t’ait apporté avec le recul ?
Jeune diplômé, j’ai peu de recul encore mais je suis conscient que l’ISG m’a permis d’étudier et de travailler à l’étranger comme je l’avais toujours souhaité. En fait, j’avais une approche très professionnelle des cours. L’ISG m’a apporté à ce titre une vision globale des affaires et la confirmation de mon goût de l’entreprenariat.

As-tu conservé des relations avec d’anciens camarades d’école ?
Oui bien sûr ! Mon comptable, Arnaud GIROD, est un camarade d’école. Et puis je suis souvent en relation avec Stanislas LE FAOU, devenu Chef de Pub chez NRJ, avec lequel j’ai partagé un bout de chemin à New York et que je vois régulièrement ainsi que d’autres quand je suis de passage à Paris.

Et à New York ?
Je collabore, avec Alain RIGAL, Président de la Délégation USA de l’association des anciens à développer les relations entre les anciens expatriés outre Atlantique. Nous nous retrouvons par exemple plusieurs fois par an dans le cadre de dîners. Je vois également de temps en temps mon ancien boss Stéphane RENARD de chez Siemens ou encore Marc BOSC dans le cadre d’afters work et qui lui travaille pour une banque israélienne.

Travailles-tu avec des ISG ?
Pas encore, mais j’espère que mes recherches d’investisseurs financiers pour créer d’autres galeries Ubatuba dans d’autres pays et de partenaires du même secteur intéressera des ISG.

Peux-tu donner quelques conseils pour les jeunes ISG ?
Tout d’abord : Bonheur ! Sachez ce que vous voulez, soyez heureux dans ce que vous faites et communiquez le. Ensuite, soyez confiant : ayez de l’ambition, traduisez la en actions et n’abandonnez jamais, soyez sûrs de vous. Enfin, visez toujours plus haut, ne vous donnez pas de limites.

Un conseil spécialement à destination des jeunes qui veulent travailler à l’étranger ?
Un départ à l’étranger se prépare : il faut savoir ce que l’on en attend. Rencontrez vos aînés qui sont passés par là, ils ont toujours des bons tuyaux à vous communiquer. Si vous n’êtes pas pressés de partir, intégrez un groupe français ou européen à vocation internationale ou encore mieux, intégrez une entreprise étrangère en France susceptible de vous envoyer à la maison mère. Et puis, n’ayez pas peur de la barrière de la langue…

As-tu une passion en dehors d’Ubatuba ?
Une passion, je ne sais pas. Par contre, j’adore voyager et puis, je suis également un footeux dans l’âme…

Comment te ressources-tu ?
Comme tout jeune entrepreneur dans la jungle New Yorkaise, les 35 heures ressemblent plus à 70… Donc il est difficile pour moi de sortir de mon business. Le seul moyen de me ressourcer, hormis le sport, c’est la méditation.

Poursuis-tu un rêve ?
Un rêve peut être pas, mais je me suis en train d’écrire une belle histoire.

Pour en savoir d’avantage www.ubatubacollection.com

 

Club Ressources Humaines

Guillaume VERNEY-CARRON (ISG 94) vous informe du calendrier du Club pour la rentrée prochaine :

5 octobre 2005 : dîner de rentrée du Club
23 novembre 2005
18 janvier 2006
15 mars 2006
4 mai 2006
14 juin 2006

Plusieurs thèmes sont envisagés afin de pouvoir aborder aussi bien des problématiques de recrutement, de droit social, d'outil de gestion des ressources humaines, de formation... Nous restons à votre écoute, et nous vous préciserons les premiers thèmes choisis à la rentrée.

D'ici là, nous vous souhaitons à tous d'agréables vacances.

En savoir plus sur le Club Ressources Humaines...

Pour contacter Guillaume VERNEY-CARRON gvc@personalis-web.com

 

Les prochains dîners de promotions
Jeudi 20 octobre 2005 Anniversaire des 15 ans de la Promotion 90
   
Jeudi 1er décembre 2005 Anniversaire des 10 ans de la Promotion 95

En savoir plus... / Photos des derniers dîners...

 

Se mettre à jour

Pour mettre à jour vos informations personnelles, professionnelles, etc. dans notre fichier, cliquez ici.
Vous pouvez également télécharger une fiche de mise à jour.

Pour renouveler votre cotisation en ligne et par procédure sécurisée, cliquez ici.
Vous pouvez également télécharger un bordereau de cotisation.

 

Pour toute information


Association des Anciens Elèves de l'Institut Supérieur de Gestion

8 rue de Lota - 75116 PARIS

Tél. : 01 56 91 09 42 - Fax : 01 45 04 47 23

Anne CASTREC
: anne.castrec@isg-alumni.com

Site WEB : www.isg-alumni.com