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Droits et Devoirs de l'Ancien Élève


Etre diplôme de l'ISG confère certains droits dans la vie professionnelle. Un diplômé de l'ISG peut ainsi prétendre occuper un poste d'encadrement opérationnel, stratégique, voire de Direction générale. De même, un diplôme de l'ISG peut occuper un poste d'expertise - tant en finance qu'en marketing, en audit ou en gestion des ressources humaines - ou encore créer son entreprise. Ainsi le prouvent quotidiennement les 14.000 anciens élèves dans plus de 95 pays autour du monde.

Mais, être diplômé de l'ISG confère aussi certains devoirs. Un diplômé de l'lSG, c'est aussi le membre d'une communauté de 14.000 personnes se reconnaissant dans trois valeurs principales : "esprit d'entreprise" , solidarité" et "ouverture internationale".

Depuis 1970, l'Association des anciens élèves de l'ISG, créée par la première promotion de diplômés, a pour finalité de faire vivre ces trois valeurs en favorisant l'esprit de corps indispensable à une grande école de Commerce. Ses départements, comités, clubs, délégations et antennes vous attendent.

 

A propos de l'Esprit de Corps

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Parce qu'une importante partie de la classe dirigeante ne dispose pas de capital économique, il est de toute première importance pour la reproduction de ses privilèges que s'ajoute au capital scolaire un capital social. Or, en ce domaine, les Grandes Écoles exercent incontestablement une très efficace fonction. Du fait de l'inégalité et de la dualité des modes de reproduction - héréditaire et sur titre scolaire - il est fondamental que chaque école dispose d'un réseau de protections, de relations, qui constitueront le noyau central du capital social de ses diplômés. En se constituant en véritables lieux d'intégration, en initiant ses membres à l'exercice de leurs futures activités, en organisant l'apprentissage (du corps) des codes qui font que, tout au long de leurs carrières, les "anciens" se reconnaîtront, chaque grande école contribue à doter ses diplômés d'un capital social susceptible de compenser la dotation en capital économique dont bénéficient certains. La constitution de ce capital commence dès les classes préparatoires - parfois même avant, dans certains "grands" lycées - et se prolonge tout au long de la vie active par le tissage continue d'une toile complexe faite de bulletins de liaison, de réunions, de cérémonies, etc..., bref, de tout ce qui peut contribuer à l'esprit de "corps" et donc valoriser le capital scolaire dont chacun est dépositaire. Rétroactivement, la logique de ce système est que chaque membre, par ses actes, est responsable de la valeur globale de ce capital : toute réussite, publication, distinction, etc..., est l'objet d'une appropriation collective ayant pour objet de renforcer la cohésion du "corps" et d'accroître la valeur du capital scolaire commun. Protégé par le "corps" et solidaire de ses membres, le diplômé d'une grande école apparaît indéniablement comme le produit d'un univers qu'il va contribuer à reproduire et consolider et qui est objectivement organisé en vue de conserver et d'accroître le champs des privilèges dont il est dépositaire. >>

Bruno MAGLIULO, Les grandes écoles
(Presse Universitaires de France, 1982)