Vive
l'Amérique !
Ce
nouvel annuaire des anciens élèves de
l’Institut Supérieur de Gestion montre
que l’histoire d’amour entre l’ISG
et l’Amérique s’est affermie avec
le temps. Celle-ci avait commencée avec le choix
symbolique fait par notre regretté Président-fondateur
Pierre-Alexandre Dumas lorsqu’il a décidé
de placer la statue de la liberté au centre du
logo ISG. Aujourd’hui, il y a environ 150 anciens
travaillant aux USA. Ils connaissent tous des expériences
différentes du fait de leurs activité,
de leur situation familiale et surtout parce qu’ils
sont dispersés dans le pays et donc immergés
au sein de communautés diverses. On a cru longtemps
au melting-pot américain. On vit aujourd’hui
dans une mosaïque de communautés. Sans approcher
l’exemple complexe de New York, relevons que les
éleveurs de l’Iowa dans le MidWest sont
d’origine danoise et que les noms et les plans
de leurs villages posent des problèmes d’interprétation.
Avec leurs voisins fermiers des rives de la Baltique,
ils ont peuplé la Californie de scandinaves blonds
aux yeux bleus. En Floride, chacun sait que ce sont
les électeurs cubains qui sont cajolés
par les politiciens locaux. Chaque territoire est animé
par une ou deux communautés et cela génère
un dynamisme impressionnant. Rencontrer les anciens
ISG à travers le pays et prendre conscience de
leur capacité à réussir dans cet
univers multipolaire est tout à fait impressionnant.
Quant
aux jeunes anciens, ils se présentent maintenant
affublés d’une estampille complexe telle
que "je suis diplômé(e) de l’ISG
promotion 2001 2CM (option Finance) qui est liée
à la multiplication des options offertes par
l’école. On craint parfois pour eux qu’ils
ne passent plus de temps à expliquer les subtilités
de la formation qu’à faire avancer leurs
pions dans un entretien de recrutement. A l’expérience,
on s’aperçoit, bien sûr, qu’il
s’agit des mêmes étudiants, sympathiques,
débrouillards, intelligents et actifs que ceux
qui ont été formés - tout à
fait remarquablement, n’hésitons pas à
le dire - lors de la création de l’école.
A l’époque, ne disposant pas d’un
cursus à rallonge, nous ne pouvions que suivre
l’imposant Roland Tevels afin d’ajouter
sans vergogne sur nos cartes de visite la mention: University
of San Diego S.C. Bien que San Diego soit situé
en Californie du Sud, les initiales S.C. ne signifient
pas Southern California mais plutôt Summer at
the Coronado, hôtel du lieu bien connu pour son
rôle dans "Certains L’aiment chaud
!". Au fond, "nul n’est parfait"
et cette fioriture du cursus n’a pas empêché
la plupart d’entre nous de poursuivre des carrières
gratifiantes.
L’économie
américaine est animée en permanence par
des mouvements browniens qui libèrent des emplois
à tous les niveaux pour les nouveaux venus. Les
Américains sont tout à fait accueillants
et chaleureux envers les jeunes Européens et
leur sentiment de vivre dans une citadelle assiégée
reste sélectif. Tout cela pour dire que le moment
est bien choisi pour venir vivre et travailler dans
la démocratie la plus déterminée
du monde.
Alain RIGAL
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