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06 novembre 2020
Association

PORTRAIT D'ALUMNI /FREDERIC CHAN ISG 2004 EXECUTIVE DIRECTOR INVESTMENT & DEVELOPEMENT CHEZ ANG GROUP CAMBODIA

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FD : Bonjour Frédéric Vous avez quitté l'ISG en 2004 qu'elle a été votre carrière depuis ?

FC : Bonjour,
J'étais pendant 5 années dans les assurances immobilières en France, puis plusieurs métiers dans le domaine de l'immobilier en Asie, notamment en Asie du Sud-Est et aujourd'hui base à Phnom Penh au Cambodge. J'ai travaillé avec les entreprises anglaises dans comme Chesterton Petty et Savills entre autre et CB Richard Ellis, qui était devenu CBRE toujours en l'Asie pendant une dizaine d'années. J'ai personnellement ouvert, puis mis en opération et enfin développé la branche Cambodgienne de CBRE, sous la direction de CBRE Thailande, Hong Kong et Vietnam et du fond d'investissement américain JSM Indochina Capital, le fond est coté a Londre LSE dans les années 2000.
J'ai fait une petite bifurcation dans la logistique pendant 3 ans pour connaitre le fonctionnement de l'ensemble, au niveau Asiatique du sourcing, du networking, de la distribution, de la réglementation, etc bref, le mécanisme et dynamisme de ce qui fait bouger l'Asie dans les trades, et plus spécifiquement l'immobilier et les matériaux de construction. Et donc, ma mission était de développer, puis gérer la branche de Hong Kong de Cargoteam SL Cambodge
Apres Cargoteam en 2016, je me suis recentré sur ce que je faisais de mieux (Asset and Property Management, Property Investment & Development) et donc depuis, je suis dans les investissements et le développement de l'immobilier à Phnom Penh au Cambodge et en Asie en général ou j'interviens en tant que consultant, aussi dans les board of management ou directors et enfin, en tant qu'Executive Director. Pour rester à terre, être le lien entre les projets de développement immobilier et les investisseurs, particuliers, financières ou encore institutionnels.

FD : Quels enjeux voyez vous dans votre métier?  Quels enjeux au Cambodge et plus largement en Asie actuellement?


FC : Avec ce Covid-19 à nos trousses depuis des mois, il est très difficile de voir mon métier d'ici 12 mois, de plus, nous sentons les prémices d'une course à l'armement au niveau Géopolitique actuellement, ce qui rend encore plus difficile un ancrage au niveau de la planification du court et moyen terme. Mais, ce que nous observons de façon "hyper simplifier", c'est la vie de tous les jours et analysons les tendances et les demandes au niveau local de chaque pays de l'ASEAN pour mettre des plans "à vu" et de très court terme. Je sais, ce n'est pas professionnel de dire cela, mais, en tant de crise, le ou les choix deviennent du vrai "Luxe" pour nous. Par conséquent, nous observons et analysons les "Decoupling" des grands pays comme les Etats-Unis, le Japon, la Corée du Sud, l'Europe en général et le Royaume-Uni et de les prendre en compte dans nos planifications pour mieux voir les conséquences ou le futur de notre métier. Avec notamment l'activité économique comme le "Re-Bond" économique et le GDP, la place de l'ASEAN dans le Monde, qui est non négligeable et ne surtout pas sous-estimer avec ce "Decoupling" que l'ISEAN en profitera, avec l'Inde. Et par conséquent, il nous reste encore de la marge pour le dynamisme du développement  économique, commercial et financier des pays de l'ASEAN dans le future et donc, le secteur de l'immobilier suit en parallèle ce dynamisme. Je suis et reste optimiste.

FD : Comment la France apparaît elle actuellement en Asie?


FC : La France devrait absolument et impérativement jouer un rôle principal pour accompagner ce dynamisme, aussi bien au niveau géopolitique, qu'économique et diplomatique, pour cela, elle doit supporter, financer, investir massivement, être à l'écoute et suivre de très près ses expatries qui sont installés dans les pays de l'ASEAN, car c'est eux les vraies clefs du développement de l'image de la France. Je me suis installé de façon permanente en Asie depuis 2005, et j'observe que la France n'apparait que très peu, voire plus du tout dans les comparaisons, les ranking, les citations, etc...de la presse, des médias, le monde professionnel, on dirait que la France se suffit a elle-même, alors qu'au contraire il faut massivement investir l'ASEAN car c'est réellement la ou ça se passe et il faut y être absolument. 

FD: Avez vous un souvenir de l'ISG que vous souhaiteriez partager?


FC : Evidemment, beaucoup de souvenirs inoubliables, aussi bien à l'école qu'en tant que Multi à l'étranger. Le voyage en Asie du Sud-Est et en Chine était une sorte d'initiation avec le business avec l'Asie, mes amis de ma promo et quelques anciens que je connais y sont toujours et se sont installes au Vietnam, au Cambodge, en Thaïlande, à Singapour, en Corée du Sud, à Hong Kong, etc....On déjeune, nous passons du temps ensemble de temps en temps, mais avec le Covid, c'est très difficile de se voir. Le parcours au Japon et aux Etats Unis nous a permis de mieux voir les enjeux géopoliques et économiques et de la distribution des rôles de ces 2 géants en Asie, c'est impressionnant de vivre ces deux centres de gravites inter-agir en Asie, spécifiquement l'ASEAN. Il faut vivre cette expérience Multi pour comprendre, c'est extrèmement enrichissant en ouverture d’esprit et de se construire avec des personnes d'horizons très différents de soi. Il faut par contre rester humble, rigoureux, intègre et ouvert d'esprit.

FD : Un mot pour définir l'ISG ?

FC : Une personnalité ne se simplifie pas à un mot, c’est réducteur de le faire. Il en est de même pour l'ISG.
Pour l'ISG, je dirais que les mots qui pourraient lui correspondre sont: inclassable, imprévisible, créatif, ouvert d'esprit et surtout entrepreneur.

 

Merci Frédéric!



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