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27 octobre 2021
Association

PORTRAIT D'ALUMNI : ALIREZA KHALILI ISG 95, DIRECTEUR DE CABINET DE L'AMBASSADE D'IRAN ET FONDATEUR DU FESTIVAL DU CINEMA IRANIEN

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Florence Delsaux : Bonjour Alireza, peux tu nous parler de ton parcours depuis que tu es sorti de l'ISG?

Alireza Khalili : Bonjour Florence , Je m'appelle Alireza KHALILI, promotion 95 cycle national. Je suis arrivé en France avec mes parents quand j'avais 10 ans alors que je ne parlais pas la belle langue française, dont son apprentissage a été pour moi une découverte, celle d'une culture et d'une civilisation riche et animée par le désir de connaitre autrui. Après une scolarité sans histoire, j'ai intégré l'ISG en cycle national et en parallèle j'ai suivi les cours de l'université Panthéon-Asses-Paris2. Dès cette époque l'ISG est devenue à mes yeux une deuxième famille et une fois diplômé, il était pour évident que l'ISG ferait partie de ma vie.

Ainsi dès 1997 j'ai commencé à donner des cours à l'ISG et à partir de 1999 je suis devenu professeur en Sécurité des système d'information en 3ème année (master) de grande école. Mes domaines de compétences et mes cours à l'ISG ont changé au cours des années : ainsi j'ai formé des étudiants de l'ISG en sécurité informatique, communication online, intelligence économique, et maintenant depuis des années je me suis focalisé sur la géopolitique dans toutes ses dimensions, aussi bien en programme grande école qu'en programme Business & Management, aussi bien en français qu'en anglais. Parallèlement à ma carrière pédagogique, qui s'est enrichi par des cours que je dispense à l'ILERI (l'une des plus anciennes écoles de relations internationales de France) ; de 1995 à 2003, je fus Directeur administratif et financier du Centre culturel iranien à Paris et chef de cabinet du Conseiller culturel iranien en France.

Puis les hasards de la vie faisant, à partir de 2003 je suis devenu Directeur du Cabinet de l'Ambassadeur d'IRAN, poste que j’occupe depuis. En 2016, avec l'accord nucléaire et l'ouverture d'un nouveau chapitre dans les relations bilatérales franco-iraniennes, j'ai décidé en parallèle à mes autres activités de créer une association française de loi 1900 qui se nomme  "Centre Franco-iranien" et qui grâce à son Conseil d'Administration fort de hautes personnalités politiques, économiques et universitaires françaises, est devenu en 5 ans et avec plus de 53 évènements déjà organisés, dont 3 qui furent des premières dans les relations des 50 dernières années entre les deux pays,  l'instance la plus active dans les relations bilatérales dans l'ensemble des domaines, bénéficiant ainsi d'une très large couverture médiatique dans les médias français. Et, finalement en 2020, j'ai également décidé d'initier le tout premier festival du cinéma iranien de France !

 

 

FD ; Peux tu nous parler du cinéma iranien car c'est de là qu'est né ta passion et ton envie de créer ce festival dont nous parlerons ensuite : 

AK : Le cinéma représente un lien historique méconnu entre la France et l'Iran : en effet, le 8 juin 1900, lors d'un voyage en Europe, le roi de perse "Mozaffaredin Shah"  assiste à une projection de cinématographe à Contrexéville, en France. Totalement séduit, le souverain ordonne à son photographe, d'acheter une caméra Gaumont et ainsi le cinéma a fait son entrée en Iran.

Le cinéma iranien est considéré aujourd'hui par les plus grands experts et critiques, comme l'un des cinémas les plus dynamiques de la planète. Ce que les critiques appellent " l’exception culturelle à l'iranienne"  a pris sa dimension mondiale en I997 à Cannes, quand la Palme d'Or a été attribuée à Abbas KIAROSTAMI, grand réalisateur iranien, pour  "le GOUT DE LA CERISE". Depuis, le 7ème art iranien récolte régulièrement les prix les plus prestigieux à travers le monde. Faut-il rappeler Asghar FARHADI qui avec des oeuvres originales telle que " Une Séparation ", " A propos d'Elly ", " Le Client ",... ; a déjà reçu deux ours d'or et argent à Berlin, un grand prix du festival de Cannes et deux oscars du meilleur film étranger à Hollywood.

 

 

FD : Alors pourquoi le Festival du Cinéma iranien ?

AK : Aujourd'hui, le cinéma iranien fort d'une production annuelle de 100 à 120 longs-métrages, et surtout une production annuelle de 2500 à 300 courts-métrages, représente un vivier bouillonnant de jeunes et talentueux réalisatrices et réalisateurs qui symbolisent l'avenir et méritent d'être connus et reconnus hors du pays. Or, le monde a tendance à aduler seulement une quinzaine de grands réalisatrices et réalisateurs iraniens. Mais l'arbre ne doit pas cacher la forêt. Voilà l'idée qui m'a amené à initier le Festival du Cinéma iranien de Chantilly-Senlis, qui est l'unique festival en France et en Europe à être uniquement consacré à la nouvelle génération du cinéma iranien.

Ce festival s'inscrit dans le cadre de la "Saison Internationale du 7ème Art de Chantilly" ; qui vise à transformer la ville de Chantilly et de Senlis en une véritable plateforme consacrée aux différents aspects du 7ème art français, européen et international ; et dont il donne le coup d'envoi.  

Cette 1ère édition du "Festival du cinéma iranien de Chantilly"  (The Iranian Film Festival of Chantilly ou IFF-Chantilly) qui aura lieu à Chantilly et à Senlis du Jeudi 4 au Dimanche 7 novembre 2021, est co-organisé par la Municipalité de Chantilly, le Domaine de Chantilly-Fondation d'Aumale, et le Centre Franco-Iranien (association 1901), avec la coopération de la Ville de Senlis, l'Office du tourisme Chantilly-Senlis, et le Cinéma Elysée de Chantilly sans oublier les étudiants de licence cinéma de l'université Sorbonne.

Suite à l'appel aux films lancé en Iran, parmi les 46 oeuvres reçues, le comité de présélection composé de personnalités culturelles et artistiques françaises et iraniennes, a choisi 7 longs-métrages qui vont concourir dans la compétition officielle.

Un jury professionnel de haut niveau aura la responsabilité de choisir le film lauréat 2021 du festival du Cinéma Iranien de Chantilly. Ce jury sera composé de (par ordre alphabétique) : Frédéric BONNAUD (Directeur Général de la cinémathèque française), Sarah DROUHAUD (Rédactrice en chef web du Film français), Abolfazl JALILI (Réalisateur et scénariste iranien, plusieurs fois primé : Osella d'or à Venise, Montgolfière d'or au Festival des Trois Continents, Léopard d'argent au Festival de Locarno, Prix spécial du jury à Rome), Marie MASMONTEIL (Productrice et Présidente du Syndicat des Producteurs Indépendants du cinéma français), et Christophe TARDIEU (Secrétaire Général du groupe France Télévisions, et ancien Administrateur général du Domaine de Chantilly - fondation d'Aumale).

Le célèbre artiste sculpteur cantilien, Etienne JACOBEE, réalisera l'œuvre d'art qui représentera le 1er prix du festival.

De même, les spectateurs seront pleinement associés au festival par la remise d’un prix public, issu du vote des spectateurs. Enfin, les étudiants de la promotion 2021/2022 de licence III cinéma de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne seront également associés au festival par la remise d'un prix spécial étudiant.

Ainsi, le Festival du Cinéma Iranien de Chantilly donnera pleinement le coup d'envoi de la saison Internationale du 7ème Art de Chantilly, nouvel élan culturel mettant en oeuvre des synergies inédites et non encore explorées au service du territoire.

 

 

FD : Revenons à l'ISG as-tu un souvenir de l'ISG dont tu souhaites parler ?

AK : Sans la moindre hésitation, mon souvenir le plus marquant fut ma rencontre avec feu Doyen MADER, une personnalité hors du commun, attachant et amoureux de l'ISG. Un grand Monsieur !

 

Merci Alireza ! 

 

L'équipe d'ISG Alumni

 

 

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