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PORTRAIT D'ALUMNI : FRANK NEUMAN ISG PROMO 95, CEO DE CLUB 45 AU CANADA, UNE PASSION LE VOYAGE, IL EN A FAIT SON METIER AVEC UNE AGENCE AUX OFFRES MULTIPLES !

02 janvier 2024 Association
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Florence Delsaux : Bonjour Frank peux-tu nous parler de ton parcours depuis ta sortie de l’ISG ?

 

Frank Neuman : Bonjour Florence, j’ai un parcours très atypique. J’ai suis diplômé la promotion 95-2CN. Pour remettre dans les choses dans le contexte, cette période était assez difficile économiquement et trouver un emploi assez compliqué. Parallèlement à l’ISG, j’étais extrêmement impliqué dans un mouvement de jeunesse où j’avais créé avec succès un groupe de manière non - conventionnelle. Cette expérience m’a permis d’être recruté par un centre communautaire en Suisse à Lausanne. Je faisais professionnellement ce que je faisais bénévolement depuis de nombreuses années. Après deux ans, j’avais accompli mes objectifs et j’avais envie de découverte. Je suis parti un an en Israël apprendre l’hébreu. Puis retour en France, à Évry, chez le plus grand concessionnaire Europcar, en charge de l’optimisation de la flotte de véhicules de location. En même temps, le Canada que j’avais visité à plusieurs reprises, me tentait vraiment. L’Amérique en français, les grands espaces... Le fait que ma fiancée (devenue ma femme) soit canadienne à aidé en parti mon départ en 2002. Après une première expérience québécoise (nécessaire voire indispensable) pas très positive, comme directeur des opérations au sein d’un franchiseur d’objets de maison, j’ai été débauché pour m’occuper de la jeunesse francophone dans un grand centre communautaire de Montréal… J’y suis resté 8 ans, ce qui m’a vraiment permis de réaliser un certain nombre de projets et de développer un réseau personnel et professionnel. Après cette période associative (très valorisée dans cette partie du monde), je désirais revenir vers le monde des affaires dans lequel je n’avais jamais été vraiment été totalement investi. Je désirais un domaine dans lequel je maitrisais certaines compétences, un domaine qui m’intéressait. Je me suis associé dans un groupe d’agences de voyages et rapidement j’ai racheté la plus grosse agence du groupe. J’ai gardé cette agence 10 ans. Je l’ai vendue pour me concentrer sur un nouveau modèle d’affaire…une nouvelle agence Club 45, mon agence de voyage actuelle.

 

 


FD : Tu as beaucoup exercé dans le secteur du tourisme, pourquoi ce choix, qu’est qui t' anime dans ce secteur ?

 

FN : J’ai partagé ma vie professionnelle entre association et monde des affaires. Cependant même durant ma vie associative, l’organisation de voyages, de séjours prenait une place importante. Le monde est une richesse extraordinaire, pouvoir le faire découvrir est un privilège. Le voyage est la troisième dépense des ménages après la maison et la voiture, cependant les montants dépensés disparaissent mais pas les souvenirs.

Travailler dans le domaine du voyage c’est vendre du rêve. C’est vrai que beaucoup ne comprenaient pas ce choix à l’époque du développement d’Internet. Mon raisonnement était le suivant :

  • Le groupe Nouvelles Frontières avait vendu toutes agences physiques pour en racheter 70 % quelques années après, les agents de voyages sont une réelle nécessité.
  • Au Québec, les voyages sont importants pour l’équilibre. L’industrie ne pouvait qu’évoluer de manière croissante vu que le nombre de congés payés étaient de deux semaines par an. En ajoutant une semaine (ce qui allait devenir réalité. dans les années suivantes), on augmentait donc considérablement le marché.
  • J’avais une expérience et une connaissance internationale assez rare

 

Je travaille donc dans cette industrie depuis plus de 15 ans. Ce qui est aussi très agréable au Québec est que c’est un petit monde et nos relations entre agences et fournisseurs (TO) sont très proches et solides.

 

 

FD : Quels sont vos défis, Internet sonne-t-il le glas des agences de voyages ?

 

FN : Le secteur du voyage fait rêver beaucoup mais il me parait important de clarifier certaines choses sur ce secteur. Les années dorées sont loin, très loin. Les voyages au bout du monde en business class à 15 euros, les gratuités, les offres à faire saliver tout votre entourage n’existent plus depuis au moins 30 ans à part quelques exceptions.

Ce n’est pas un secteur pas très lucratif, nous sommes dépendants des grossistes, des compagnies aériennes, des aléas de la météo ou des pandémies… Mais nous sommes des passionnés et honnêtement c’est plus agréable de vendre une semaine aux îles Turquoises que de vendre un aspirateur même s'il a des capacités fantastiques.

 

Internet est un faux problème selon moi. Ce qui est extraordinaire en écoutant les gens parler, c’est que tout le monde est agent de voyage au même titre que tout le monde est le meilleur entraineur de football. Internet est un monde en soi, qui peut être bien exploité ou pas. Les commentaires des concurrents, les offres fictives, les innombrables mauvaises expériences fleurissent. Le rôle d’un agent de voyage est encore plus que nécessaire. Il connait ses produits, ses fournisseurs, et surtout est capable de comprendre son client. Un excellent produit ne peut pas convenir car il ne correspond pas au besoin. L'important est de mettre en adéquation le produit, le client et le budget. Un autre mauvais calcul est le temps passé à faire les recherches et les réservations.

 J’ai souvent dit que l’on n’a pas assez de vacances pour se permettre de les rater.

 

 


FD : Tu as monté le Club 45 à Montréal qui est une agence de tourisme avec plusieurs partenaires dont le Club Med, tu nous en parles, que proposes tu à tes clients, quelle est la valeur rajoutée de Club 45 ?

 

FD : Beaucoup de secteurs ont souffert de la pandémie mais le tourisme doit être sur le podium. Il y a eu beaucoup de dégâts, nombre d’agences ont fermé ou ont été intégrées. Je venais de lancer ma nouvelle agence de voyage Club 45 quand le Covid est apparu et avec lui toutes les restrictions. Tout s’est arrêté et j’ai dû travailler dans d’autres domaines durant cette triste période tout en réfléchissant à la suite, l’après Covid ...;Mais tout était à rebâtir, les clients m’avaient oublié. 

Mon agence Club 45 était au départ très ciblée Club Med car mes agents et moi-même avons une expertise dans ce produit. Cependant, le produit ne convient pas à tous et j’ai donc repensé mon agence.

Même si nous avons gardé une grande spécialité pour le Club Med, nous sommes généralistes dans le sens où nous offrons tous les produits disponibles sur le marché (all inclusives, croisières, circuits, hôtels, avions, locations…).

Nous sélectionnons les meilleurs produits et notre objectif et de faire connaître ces produits.

 

Je relance donc mon agence avec des nouveaux projets. Je crée aussi deux nouvelles branches : une destinée au voyage de groupe, incentive et séminaires et une autre nommée TiYUL pour un niche market. Mes étroites relations avec mes partenaires me permettent de négocier des accords privilégiés pour offrir à mes clients des avantages exclusifs, des tarifs préférentiels tout en leur donnant des astuces pour gagner temps et argent.

 

Pour répondre à la question du choix du Club Med, je dirais que c’est un produit à part. Jeune, j’ai eu la chance de partir souvent au Club Med et de suivre son évolution. Au Québec, les agences connaissent surtout les villages de la zone Amérique mais assez peu les autres. Entre mes agents et moi-même, nous avons couvert 75 % des villages.

On ne choisit pas un Club Med comme un hôtel classique. Nous connaissons les chefs de village, leurs équipes et leurs affectations, les sports et installations sportives, nous savons les parties des villages rénovés et ceux qui ont besoin d’amour comme on dit au Québec. Ma relation privilégiée avec le Club Med Canada et avec Jean-Baptiste le créateur du plus forum sur le Club Med (Spirit 45) me permet d’avoir des retours authentiques des clients. J’aime beaucoup le produit mais je reste critique ce qui me permet de garder un regard objectif.




FD : Enfin aurais tu un ou deux souvenirs à nous partager sur tes années ISG ?

 

FN : Si je peux me permettre je donnerais trois grands souvenirs de l’ISG. Milieu des années 90, nous étions 800 par promotion ! Les fêtes de l’ISG étaient reconnues partout...

Mes premiers moments à l’ISG furent ce week-end d’intégration de trois jours à Saint-Malo ! Ça commençait très bien.

Ensuite ce fut le ski, l’équipe de ski de l’ISG et de son président David Morel (promotion 94) que j’intégrais (je ne sais pas comment) mais surtout les week-end et surtout les semaines de ski de l’ISG dont tout le monde se souvient y compris les stations comme les Arcs, C’était fou, je ne sais pas comment nous faisions pour tenir une semaine avec si peu de sommeil.

Et je dois dire que les semaines d’élection du BDE avec ses 3 ou 4 listes, leurs soirées dans des lieux cultes de la vie parisienne, les cadeaux offerts, les boissons et repas servis, l’ambiance festive…que d’excellents souvenirs.

Il y a une dizaine d’années Adrien O’Leary avaient crée quelques rencontres pour les anciens ISG mais je tiens à te remercier chaleureusement  Florence quand tu m’as contacté pour renouer avec mon école. Tu m’as proposé de prendre la présidence des Alumni pour le Canada. J’ai accepté avec grand plaisir avec l’aide de Michael Mickmacher et de Serge Paul. L’ISG nous a marqué et nous tentons de rassembler ceux qui ont eu la chance d’y étudier, d’y vivre des moments forts.

 

Merci Frank  ! Vous souhaitez le contacter pour un voyage ? Son mail est : frank@club45.ca .

Florence




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