Actualités

Partager sur :
06 mai 2021
Association

PORTRAIT D'ALUMNI : OLIVIER MARIEE ISG 90, PRESIDENT-DIRECTEUR GENERAL DE DIRECT ASSURANCE

Vue 759 fois

Bonjour Olivier pouvez-vous nous parler de votre carrière depuis votre sortie en 1990 de l'ISG ?

 

Olivier Mariée : Bonjour Florence, dès ma sortie de l'ISG j'ai souhaité m'engager dans une coopération militaire, un VSN, à Tokyo.

Puis, j'ai intégré le groupe AXA en 1992, dans lequel je travaille depuis maintenant plus de 28 ans.

J'y ai occupé différentes fonctions, de Manager commercial réseau A2P à Directeur de la gestion privée chez AXA Investment Manager, avant de prendre la Direction du CRM et de la Gestion de l'Inforce chez Axa Japon.

J'ai ensuite quitté le Japon pour prendre d'autres fonctions de Directeur Marketing et Communication pour AXA UK and Ireland.

De retour en France, j'ai été nommé Directeur Marketing et Distribution du groupe AXA. J'ai rejoint AXA France en 2012 en tant que CEO d'AXA Wealth Management et Directeur des Métiers & Distribution Epargne, puis enfin Directeur de tous les réseaux de distribution France de 2017 à fin 2019.

Aujourd'hui, j'occupe la fonction de Président-Directeur Général de Direct Assurance.

 

 

FD : Quels sont pour vous les enjeux demain dans votre secteur ?

OM : Les enjeux du secteur de l'assurance sont multiples.

 

Le premier enjeu consiste à identifier les nouveaux risques, les mesurer et les analyser.

Risque sanitaire, risque climatique, risque de cybersécurité, risques psychosociaux …Comment gérer ces risques ? Comment protéger nos clients ? Comment accompagner nos collaborateurs dans un contexte toujours plus exigeant ? Ces questions sont celles qui me préoccupent au quotidien et trouver les solutions pour les adresser est ce qui m'anime et anime pour l'ensemble des équipes de Direct Assurance.

 

Le deuxième enjeu concerne le digital et la relation client. Comment intégrer le digital dans nos métiers tout en conservant de l'interaction avec les individus ? Notre métier est avant tout un métier de service, qui se doit d'être délivré de la manière la plus simple et fluide qui soit. Il s'agit d'un défi majeur pour notre secteur dans un environnement où les clients souhaitent un service rapide, intuitif et personnalisé. Dans le cadre de la relation client, les nouvelles technologies (digital, intelligence artificielle…) doivent nous aider à gérer cette relation dont la donne est totalement différente pour chaque profil.

 

Le troisième enjeu réside dans la gestion de la Data car elle est une composante clé de notre modèle économique. Le Challenge repose sur la quantité de data que nous sommes amenés à gérer. Tout réside dans notre capacité à traiter de manière efficace les données et tarifer de manière optimale un risque.

Pour y parvenir, nous investissons beaucoup dans la recherche et le recrutement de nouveaux talents afin de traiter ces sujets. Les profils de Data- Scientists sont actuellement très recherchés et sollicités sur le marché.

Historiquement, la Data compose l'ADN même de l'assurance qui base ses principes de tarification et danalyse du risque sur un traitement efficace et sécurisé des données. Notre cœur de métier se base sur la probabilité des risques, il convient donc de les analyser et de les modéliser grâce aux données, permettant ainsi d'affiner au mieux nos propositions.

 

 

FD : Avec la crise sanitaire que nous vivons avez-vous remarqué un changement des comportements ?

OM : Avec la Covid-19, les comportements ont clairement évolué. On travaille digital, on se soigne par téléconsultation, on fait ses courses sur internet, on achète en ligne…

Nous-mêmes, au sein de Direct Assurance, vivons une période de télétravail généralisé avec toutes les équipes. Nous avons tous adopté des comportements très différents sur de nombreux domaines, et avons affaire à une typologie de clientèle qui n'avait pas forcément ce reflexe digital avant la crise sanitaire.

Nous avons pu notamment observer une accélération des interactions sur les espaces clients. La crise sanitaire a incité les consommateurs à beaucoup plus utiliser les moyens digitaux à leur disposition.

On constate également deux phénomènes majeurs : bien que l'on observe une baisse des accidents de la route liée aux restrictions de déplacement, on note paradoxalement une explosion du prix des couts de réparation. Effectivement, la baisse de la sinistralité a engendré une réaction des acteurs de la chaine automobile consistant à augmenter leurs marges et à répercuter sur leurs tarifs les coûts de réparations qui sont montés en flèche du fait de la crise sanitaire et des mesures qui en découlaient.

Enfin, une répercussion importante s'observe au niveau des mobilités en milieu urbain. Qu'il s'agisse de la façon dont les individus se déplacent soucieux de limiter les contacts et de respecter les gestes barrières ou encore de l'explosion du monde de la livraison... les nouvelles mobilités et la difficile cohabitation des usagers de la route et des trottoirs augmentent de manière considérable les accidents corporels. C'est un sujet sur lequel nous nous penchons en tant qu'assureur, soucieux de proposer notre aide et de mettre notre savoir-faire au service des villes notamment au moment où elles œuvrent pour déployer les solutions adéquates.

Et dans ce contexte, il est important de considérer la place de l'automobiliste : prendre sa voiture est devenu synonyme de liberté avec la Covid-19, mais aussi et surtout de sécurité physique face à la pandémie. 

Notre travail est d'observer ces nouveaux comportements, de les analyser et de s'adapter de facto pour toujours mieux servir nos clients.

 

 

FD : Quel conseil donneriez-vous à quelqu'un qui souhaite s'orienter vers le monde de l'assurance ?

OM : Le conseil que je pourrais donner en priorité concerne la data. Il devient crucial aujourd'hui de se former et d'apprendre à coder, quelle que soit sa formation initiale. Travailler dans le secteur de l'assurance nécessite en effet une appétence certaine pour la Data. Bien sûr il convient également d'avoir des compétences de gestion, d'anticipation, de marketing, etc. Mais la clef pour gérer ces sujets reste indiscutablement la Data.

Concernant les qualités requises en elles-mêmes pour exercer notre métier, je dirais qu'il faut avoir une vision à long terme, car il s'agit d’un métier de long terme.

La force de l'entreprise réside dans le service des femmes et des hommes. La force de l'assurance réside dans l'être humain, il faut avoir la dimension humaine chevillée au corps. On le voit dans différents domaines, ce sont les qualités des hommes et des femmes qui font que les entreprises se développent, ou pas.

 

 

FD : Auriez-vous un souvenir à l'ISG que vous souhaiteriez partager ?

OM : Sans hésitation la campagne BDE. J'ai été élu président du BDE, et cela m'a laissé beaucoup de souvenirs magiques ! Chercher des sponsors, être créatif, et aussi comprendre ce qu'est le lead ont été des piliers d'apprentissage. J'ai beaucoup appris sur le travail d'équipe, le dynamisme, la confiance, la complémentarité nécessaire des individus. La dimension des campagnes, gérer ses ressources propres, gérer le stress, et travailler avec des gens très différents.....

 

Tout cela s'est révélé aussi bien formateur qu'un magnifique souvenir par ailleurs.

 

 Merci Olivier ! 

L'Equipe d'ISG Alumni




2 Commentaires

Franck RAOUL-JOURDE (MGE, 1990)
Il y a 4 mois
Félicitations Olivier pour ton parcours.

Je suis également de la promotion 90.
Philippe CARA (MGE, 1990)
Il y a 4 mois
C'est effectivement un très beau parcours. J'ai également de magnifiques souvenirs de cette campagne BDE mais aussi de la vie associative de l'ISG lorsque nous nous occupions de la promotion de l'école dans les classes préparatoires. (promo 90)

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire. Connectez-vous.