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31 juillet 2021
Association

PORTRAIT D'ALUMN GUILLAUME GIRARD, ISG 95, MANAGING PARTNER AT JOLT CAPITAL

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Florence Delsaux : Bonjour Guillaume vous êtes diplômé de l’ISG pouvez-vous nous parler de votre carrière depuis votre sortie de l'école ?

 

Guillaume Girard :Bonjour Florence , le cycle Multi se finissait par une année en alternance que j'ai faite en France, en audit et en finance. Je suis retourné aux USA dès que possible ! J'y suis resté plus de 7 ans, toujours dans la tech. Orange à NYC, PwC puis une boutique de banque d'affaires et enfin un fond d'investissement à WDC. Une expérience unique car on commençait le lendemain une nouvelle aventure après avoir quitté la précédente – avec la même équipe animée par un vrai esprit entrepreneurial.

 

J'ai eu la chance et le privilège de travailler avec des vrais professionnels de la finance, pour lesquels  "have fun et make money " était un vrai état d'esprit. Mais également un niveau d'exigence, d'éthique et de pragmatisme très élevé.

 

Le 11 septembre a accéléré mon retour (je devrais dire mon arrivée) en France ou j'ai participé à la création d'un fond couvrant ce qu'on appelle maintenant la deeptech. Nous financions des spin-offs du CNRS, de l'INRIA ou encore du CEA. Une découverte de l'excellence Française dans la recherche mondiale.

 

J'ai enchainé ensuite comme conseil auprès des fonds, avec un passage comme CFO. Puis j'ai continué à gérer des fonds privés de technologie, jusqu'à Jolt Capital aujourd’hui. Là encore une vraie aventure entrepreneuriale avec des anciens dirigeants, dans un cadre institutionnel complètement international et inédit car nous avons comme investisseurs dans notre dernier fond, Jolt Capital IV, 3 fonds souverains : la BPI (France), Temasek (Singapour) et Vaekstfonden (Danemark).

 

 

 

FD : Quels sont les enjeux actuels dans votre activité ?

 

GG : Si l'accumulation de liquidités et de capital disponibles dans le marché est une réalité, nous constatons aussi des effets assez étonnants, voir inquiétants, non sans rappeler des phénomènes vus en 2000 et 2008. La crise du Covid a également bousculé certaines habitudes et permis d'accélérer certaines technologies et solutions. Les enjeux ESG sont de plus en plus présents, dans la structuration même des fonds, et obligent à une grande discipline et d'intégrer de plus en plus de critères extra financiers dans nos processus.

 

Trouver les bonnes opportunités d'investissement de sociétés privées, avec un fort coeur technologique et faisant plus de 15 M de CA en Europe, est loin d'être simple et les accompagner dans une croissance saine reste un enjeu majeur.

 

C'est d'ailleurs pour cela que nous avons mis en place une équipe dédiée et construit en interne Jolt.Ninja une IA permettant l'identification et l'analyse automatique de cibles d'investissement. Nous investissons lourdement sur cette solution pour ne pas subir des évolutions profondes de marché mais les anticiper et nous guider dans nos choix.

 

 

 

FD : Qu’est-ce qui vous passionne dans votre métier ?

 

GG: Les enjeux technologiques toujours plus nombreux et impactant la société sont fascinant. Les challenges de notre planète auxquels certaines technologies peuvent répondre et les enjeux humains en font un métier bien plus riche et moins austère qu’il ne paraît. Certes les côtés financiers, opérationnels et juridiques sont très présents, mais avant tout ce sont des aventures humaines auxquelles nous nous associons, et c'est tout aussi passionnant !

 

 

 

FD : Si vous aviez un conseil à donner aux jeunes diplômés qui se lancent dans votre secteur quel serait-il?

 

GG : On dit qu'il faut 10 ans pour former un investisseur. C'est vrai, et c'est toujours plus complexe du fait de l'accélération des mutations de la société et des tendances technologiques. Mais le métier reste le même et nécessite de l'opiniâtreté, du pragmatisme, de l'humilité et de la transparence. Regardez autour de vous, sans suivre les modes, allez au fond des choses et apprenez ! C'est un métier très enrichissant et stimulant, mais exigeant.

 

 

 

FD : Avez-vous un souvenir de l’ISG que vous aimeriez partager ?

 

GG : Lors du séjour de 3 mois au Japon, nous devions mener une mission d'étude de marché pour une petite société de logiciels Française. Ce fut un échec : la technologie et la solution permettaient d'analyser et repérer les usages frauduleux sur les téléphones des entreprises....considération totalement étrangère à la culture et aux usages Nippons ! Personne là-bas ne pouvait concevoir le fait de passer un appel depuis son poste professionnel…..une belle leçon sur les particularités culturelles et les fondamentaux de marché.

 

 

Merci Guillaume ! 

L'équipe d 'ISG Alumni




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